70% des annonces sans plan fiable
Pourquoi l’approximation coûte cher en confiance - et comment Make Plan remet une base commune.
Il y a quelque chose que l’on constate sur le terrain : la visite est devenue un test de crédibilité.
Un test terrain, concret, qui se joue sur des détails : précision, clarté, capacité à rassurer.
Le client arrive avec des questions simples :
« C’est combien de m2 exactement ? »
« Le canapé Ça rentre / ça passe ? »
« Les travaux, on est sur quel ordre de grandeur ? »
Et si la réponse est floue, la suite du dossier l’est aussi.
Donc mon point cette semaine est simple : ce qui fait avancer une vente ou une location, c’est une base d’échange solide, sur laquelle tout le monde peut se mettre d’accord, plutôt qu’une accumulation d’infos éparses.
C’est ce que permet Make Plan, l’outil que j’investigue cette semaine : partir d’un plan fiable, et en faire le socle d’un dossier de visite clair (pendant la visite et juste après).
Make Plan : quand le plan devient la pièce maîtresse du dossier de visite
J’ai été à la rencontre d’Edwin Sluismans (Make Plan) et il part d’un constat terrain qui résume bien l’état du marché : dans l’ancien, environ 70% des annonces ont des plans absents, parcellaires ou non conformes.
On pourrait se dire que c’est un détail « de confort ». En réalité, c’est un point de bascule, parce que le plan sert de référence commune à tout le monde : vous, le client, le vendeur/bailleur, et les corps de métier quand la conversation glisse (forcément) vers les travaux.
Quand cette base est bancale, la visite devient vite un enchaînement de micro-frictions :
le client se projette mal (circulation, volumes, passages, ouvertures),
vous passez du temps à justifier et à corriger des idées fausses,
le sujet travaux arrive trop tôt… et reste flou.
Ce que Make Plan met sur la table, c’est la promesse de produire un plan en quelques minutes avec un iPhone/iPad Pro équipé LiDAR, puis de le rendre exploitable tout de suite. Ils annoncent une précision à 99,2%, avec certification CSTB.
Ce point est important parce qu’un plan “à peu près” n’aide pas à décider. Un plan fiable, lui, vous permet de répondre aux questions qui reviennent toujours en visite (et qui conditionnent la suite du dossier) : « ça passe ? », « c’est quelle surface ? », « on est sur quel ordre de grandeur de travaux ? ».
L’autre bascule, c’est la forme.
Make Plan ne pense pas le plan comme un PDF qu’on envoie à la fin. Le plan est partageable via un lien, et ça change le jeu :
vous pouvez l’intégrer dans un dossier de visite,
le transmettre à un client sans friction,
et même l’utiliser comme support pendant l’échange (au lieu de vous “couper” en mesurant).
Enfin, ce que je trouve révélateur dans leur approche, c’est la logique “dossier” : le plan devient le socle sur lequel on peut greffer des briques utiles à la transaction.
Dans l’épisode, Edwin parle notamment de :
l’estimation des travaux de rénovation, basée sur le plan (donc plus précise qu’un simple déclaratif),
des éléments de contexte qui apparaissent automatiquement grâce à la géolocalisation (DPE existant si disponible, données de quartier, etc.),
et même des modules de projection (type home staging) pour aider le client à se projeter.
Au final, le marché va vers des outils qui transforment la visite en dossier. Moins de “sensations”, plus de base factuelle. Et quand la base est solide, le dossier avance.
Le “dossier de visite” : 5 éléments à envoyer le jour même
Objectif : arrêter de laisser le client repartir avec des impressions, et lui donner une base factuelle qui permet de se décider.
Sur vos 3 prochaines visites, je vous propose de tester ce format simple (copiable) :
1) Le plan (la base commune)
idéal : un plan Make Plan
sinon : le plan présent sur le DPE (quand il existe) ou un plan existant fiable.
2) 5 photos “preuves”
3 photos qui évitent les malentendus (pièce principale, cuisine/SDB, extérieur/vue/façade)
2 photos de points techniques ou détails qui comptent (fenêtres, état, humidité, tableau électrique, etc.).
3) 3 infos qui cadrent la décision
charges + taxe foncière (ou à confirmer)
copro / travaux votés / PV d’AG (ou à confirmer)
délais et conditions (date de dispo, conditions suspensives, etc.).
4) Le budget travaux en 3 scénarios
rafraîchissement
rénovation
lourde
Avec une fourchette + les 3 postes principaux.
5) La prochaine étape
Evitez « on se tient au courant ». Suivez plutôt une séquence.
Voici un exemple de message à envoyer :
« Suite à la visite, je vous partage le dossier (plan + points clés + première estimation travaux). Pour avancer, je vous propose de valider le budget travaux d’ici vendredi, puis de planifier une 2e visite avec un artisan si vous souhaitez vous positionner. »
Résultat : vous gagnez du temps, vous sécurisez l’échange, et vous faites avancer le dossier.
Qeeps
Si Make Plan solidifie la visite avec une base commune (le plan), l’étape d’après, c’est souvent la même galère : rendre le dossier lisible (surtout en location, quand le volume explose).
Qeeps permet de structurer et valoriser un dossier candidat à la location : centraliser, clarifier, qualifier pour que vous passiez moins de temps à trier, et plus de temps à décider.
Pourquoi je le retiens ce mois-ci :
parce qu’un dossier clair augmente la confiance (côté bailleur comme côté candidat),
parce que la qualification fait gagner du temps à tout le monde,
et parce que ça complète très bien la logique « base factuelle + dossier solide ».
→ Découvrir Qeeps.
Prochain épisode : Solarock
Le 17 mars, écoutez Benjamin Barnathan sur le photovoltaïque côté terrain : rentabilité (amortissement 6 à 10/12 ans) et surtout autoconsommation + pilotage (batterie/EMS), avec un angle très concret pour les agents immo quand le DPE et le coût énergie bloquent un dossier.
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